Bientôt trois ans que Marseille a été désignée Capitale Européenne de la Culture 2013 (avec la ville slovaque Kosice).
De plus, certains évènements ont disparus faute de subvention pour pouvoir vivre. Certains reviennent sur Marseille tel Aires Libres.
Du coup on peut se demander si la candidature de Marseille n'est pas une blague énormissime de derrière les fagots. Et pourtant comme je l'ai dit plus haut rien est fait pour impliquer tout le monde. Je n'ai aucunement l'impression que la population des Bouches du Rhône soit hyper impliquée dans le projet. J'ai aussi du mal à croire que l'évènement (si on peut parler d'évènement) se passe l'année prochaine.
Quand on connait un peu la ville, on sait très vite que tout et n'importe quoi devient un bordel sans nom. Il en faut peu le comprendre et pour mieux comprendre mon propos, je vous laisse découvrir le blog d'une Marseillaise Ordinaire.
La ville de Marseille a donc proposé tout un tas de projets. Mais la candidature de Marseille ne serait existente s'il n'y avait pas d'autres villes du département présentes dans ce "projet". Il existe d'autant plus un site concernant ce qu'il va se passer l'année prochaine. C'est comme pour tout, le site est fouillis et il faut être doué(e) de ses doigts et de son cerveau pour trouvé quelque chose sur le site.
En fait si je vous parle de tout ça maintenant, c'est qu'il y a quelques jours de cela, on apprenait l'annulation pure et simple d'une des expositions phare. Cette exposition n'était autre que la rétrospection sur Albert Camus. D'autant que cette rétrospection tombait l'année du centenaire de la naissance de l'auteur. Cette exposition devait se tenir à Aix en Provence et sur 1500 m². Elle devait montrer l'unité entre un univers ouvert vers le dialogue et la Méditerranée et d'une pensée.
L'annulation vient tout bonnement d'un manque de communication (encore et toujours) entre les organisateurs de Marseille Provence 2013 et la fille d'Albert Camus. Enfin ça on commence à en avoir l'habitude et comme souvent on va passer pour une bande branquignole (bon je concède que je fait peut être une généralité).
J'avoue que j'aimerais avoir l'avis de Lillois quand leur ville a eu ce même titre.
Ce que je trouve dommageable, c'est qu'une fois de plus le département comme la région se distingue dans leur immobilisme et leur manque d’intérêt pour la culture. Concernant la culture, il faut toujours courir après l'information ou avoir un réseau de fou.
Mais sinon j'aime ma ville !!!
Aller une dernière blague et après je vous laisse à vos occupations. Quand on connait donc un tant soit peu la ville, on sait que la moindre chose devient un sketch. Mais la je dois dire que c'est inqualifiable....
La question suivante est tirée de ce que j'appellerais l'avant propos de l'avant programme:
Une capitale européenne de la culture, concrètement, c'est quoi?
Jacques Pfister*: C'est un label mais c'est surtout une chance unique. Le programme d'une capitale européenne de la culture répond à une double exigence: celle d'une haute qualité artistique et culturelle, ambitieux, qui sait rester ouvert à tous les publics.
Mais cette appellation effective pendant toute une année va bien au delà du simple festival culturel. Ce n'est pas une récompense décernée à un territoire disposant déjà d'une aura culturelle internationale, le choix pour une "capitale" l'est pour le projet qu'elle propose.Alors à ceci j'ai deux ou trois truc à dire:
1) La candidature de la ville est basée sur la candidature d'un département, tout va bien!!
2) Certaines réalisations comme le MUCEM aurait du être terminées bien avant la candidature de la ville
3) Comment dire que la notion d'exigence est loin d'être applicable à Marseille
4) "Le projet de haute qualité artistique et culturel", je le cherche encore
5) En terme de "festival culturel", la ville en est un à elle toute seule
*Mr Pfister est le président de Marseille Provence 2013
